Photographie · Méthode de préparation

Séparer les paires RAW et JPEG sans perdre leur correspondance

Un RAW et le JPEG pris au même déclenchement sont deux fichiers liés, pas deux doublons exacts. Pour les ranger dans des dossiers différents, créez d’abord une clé de correspondance qui résiste aux noms répétés, puis repérez les vues dont un élément manque.

Créer une clé qui identifie vraiment la vue

Associez un code de séance, un code d’appareil et le numéro d’origine. Le seul radical IMG_0042 peut réapparaître après une remise à zéro ou sur un second boîtier. Gardez les extensions complètes et la casse telle qu’elle est observée. Si vous renommez les fichiers, enregistrez la correspondance avant de déplacer quoi que ce soit.

Vérifiez sur un petit échantillon que les RAW et JPEG supposés appariés montrent bien la même prise. La proximité des noms aide au tri, mais ne justifie pas d’associer automatiquement deux images issues de dossiers différents. Les dates déclarées sont également des indices à confronter au contenu.

Séparer les dossiers sans casser le repérage

Copiez d’abord les fichiers dans une arborescence de travail avec RAW et JPEG séparés. Construisez un inventaire qui conserve la clé de vue, le nom initial et le chemin relatif de chaque élément. Marquez les absences, les collisions et les cas à vérifier au lieu d’essayer de compléter artificiellement une paire.

Triez la table par clé puis contrôlez les effectifs par séance et appareil. Une ligne vide dans la colonne JPEG n’impose pas qu’un fichier ait été perdu : le boîtier a pu être configuré pour ne produire qu’un RAW. Demandez confirmation avant toute suppression ou récupération.

Utiliser l’inventaire pour la livraison

Le JPEG boîtier peut servir à une sélection rapide, tandis qu’un export retouché porte un autre rôle. Ajoutez donc une colonne type de rendu et ne faites pas passer le JPEG de prise de vue pour l’export approuvé. Le client doit pouvoir citer une référence de vue sans qu’une variante remplace silencieusement une autre.

Le CSV fourni illustre une paire complète, une absence à vérifier et une collision entre appareils. Il est utilisable dans un tableur ; aucun script n’est nécessaire pour ces contrôles. Les noms sont fictifs et ne correspondent à aucun fichier à télécharger.

EXEMPLE FICTIF

Cas pratique fictif

Exemple fictif : la séance Argile utilise deux appareils qui produisent tous deux DSC_0042. La photographe attribue les clés ARG_A_0042 et ARG_B_0042. Une troisième vue n’a pas de JPEG dans l’inventaire. Elle vérifie la carte et les réglages avant de la déclarer orpheline ; elle ne supprime aucun RAW pour rétablir artificiellement des nombres égaux.

  1. Créer une clé séance/appareil/vue.
  2. Contrôler les deux images pour chaque paire douteuse.
  3. Classer les absences comme constatées ou à expliquer.

Avant de poursuivre

  • Noms d’origine conservés dans la table.
  • Appareils distingués dans la clé.
  • Orphelins examinés sans suppression automatique.
  • JPEG boîtier séparés des exports retouchés.

Fiche de travail — Séparer les paires RAW et JPEG sans perdre leur correspondance

Les questions utiles

Deux fichiers au même nom sont-ils des doublons ?

Pas lorsqu’ils ont des formats ou des contenus différents. Identifiez leur rôle avant de décider quoi conserver.

Faut-il renommer toute la séance ?

Ce n’est pas obligatoire. Un index fiable peut relier les chemins existants ; si vous renommez, gardez une table avant et après.

Sources et repères

ExifTool — Documentation de lecture des métadonnées

Pour préparer la suite

Relier un RAW à l’export présenté au client

Identifier la sélection photo du client